Info Pratique

La Sicile est une terre pleine de mystères, de légendes, et d’une beauté incomparable. Elle est également dotée d’un immense patrimoine culturel. La Sicile mélange les cultures, comme partout ailleurs dans le monde. Les artistes siciliens ont su enrichir les styles établis dans le reste de l’Europe en créant un attrait unique et personnel en remplissant l’île de vestiges, de cathédrales, de châteaux et de théâtres comme dans toutes autres parties du monde.

La Sicile est avant tout un mode de vie, une façon de voir les choses qui est souvent très déroutante pour les personnes venues voyager en Sicile. Il s’agit d’une région autonome, appartenant à l’État italien. La Sicile n’a pas de dialecte mais une véritable langue où les mots italiens, arabes, français, espagnols et allemands se fondent de façon unique pour former une seule et unique langue.

L’île est née par des volcans et entourée par des archipels (îles Éoliennes, Égades et Pélagies) dont la faune et la flore sont d’une richesse infinie. Le climat est typiquement méditerranéen, alternant les étés chauds et secs et les hivers doux et humides. Les mois d’avril, mai et septembre sont les mois les plus agréables pour visiter l’île.

Pour vous prouver qu’il est temps de venir visiter cette île si mystique, charmante et unique, voici quelques citations qui vous donneront d’autant plus envie de venir découvrir la richesse de cette île.

“Sans la Sicile, l’Italie ne laisse aucune image dans l’âme. Ici est la clef de tout.” (Goethe 1787)

“Une terre indispensable à voir et unique au monde, c’est qu’elle est, d’un bout à l’autre, un étrange et divin musée d’architecture” (Maupassant, 1890)

Ile avec des paysages très variés, vous découvrirez pendant votre voyage que la Sicile utilise le nombre 3 pour se représenter au mieux. Trois côtes, trois mers, trois pointes, trois montagnes principales….

Au sud-ouest l’Afrique (la Tunisie) se trouve à quelques heures de bateau, et c’est en effet l’Afrique qui caractérise toute la partie ouest de l’ile. L’intérieur de la Sicile offre un paysage qui varie beaucoup, blanche en hiver, très vert au printemps, jaune en été.  La Sicile est aussi une ile montagneuse avec la dernière partie des Apennin italien (Apennin Siculo) qui culmine à 1979 m sur une distance de 200 Km.

La partie occidentale avec ces collines tantôt argileuses, tantôt calcaires, contrastent radicalement avec les plaines de la partie orientale : la plaine de Catane, très fertile et riche.

Outre la configuration géographique de l’ile, la Sicile est riche de ses cultures, notamment ses plantations d’agrumes, oliviers, vignes et champ de blé.

Le climat sicilien est toujours tempéré par la brise. Avec des moyennes annuelles de plus de 2500 heures d’ensoleillent à Catane et plus de plus de 130 jours sans nuage à Syracuse, la Silice se targue de jouir du ciel le plus limpide de toute l’Europe !

L’idéal est de parcourir la Sicile et ses îles en mai-juin ou en septembre-octobre. Il fait bon et beau, il y a moins de monde, et les prix sont plus bas.

Le scirocco (« sirocco » en français), ce vent sec du Sahara, souffle du sud-est environ 20 à 25 jours par an (plus fortement en mars et en novembre). Parfois lourd de sable du désert, il se gorge d’humidité en franchissant la Méditerranée et rend l’air étouffant.

Pour l’entrée en Italie, les citoyens de l’Union Européenne et de la Suisse doivent être détenteurs d’une carte d’identité ou d’un passeport valable.

Les autres citoyens doivent se renseigner lors de la réservation sur les formalités administratives. La responsabilité d’avoir des papiers en règle incombe à chaque participant.

Vaccins
Aucun n’est obligatoire pour voyager en Sicile, mais il est préférable d’avoir son rappel antitétanique à jour, surtout si l’on fait du camping.
Un répulsif anti moustiques peut s’avérer utile (ces charmantes petites bêtes étant très virulentes en période estivale).

Carte européenne d’assurance maladie 
Pour un séjour de courte durée, pensez à vous procurer la carte européenne d’assurance maladie. Il vous suffit d’appeler le 36-46, de vous connecter par Internet sur votre compte Ameli ou d’en faire la demande sur une borne de votre centre de Sécurité Sociale. Vous la recevrez sous une quinzaine de jours.
Elle fonctionne dans tous les pays de l’Union Européenne, ainsi qu’en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse.
C’est une carte plastifiée bleue du même format que la carte Vitale.
Elle est valable 2 ans, gratuite et personnelle (chaque membre de la famille doit avoir la sienne, y compris les enfants). Conservez bien les factures pour obtenir les remboursements au retour.
Attention, la carte n’est pas valable pour les soins délivrés dans les établissements privés.

Décalage Horaire

Aucun avec les états francophones en Europe.

Communications téléphoniques

Pour les appels à l’étranger depuis l’Italie.
POUR LA FRANCE : composer les préfixes 00 puis 33 + le numéro de téléphone sans le 0

Adresses utiles

Office national italien de tourisme : 23, rue de la Paix, 75002 Paris. Métro : Opéra et RER A : Auber. Infos : 01-42-66-03-96. Courriel : infoitalie.paris@enit. Ouvert du lundi au vendredi de 11h à 16h45.
Pas d’infos par courrier postal, uniquement par e-mail.

Voir aussi italia.it. Sites très complets et remis à jour régulièrement.

L’unité monétaire est l’Euro.

La plupart des banques disposent d’un distributeur de billets en façade. Nos amis francophones, en particulier les Suisses et les Québécois, peuvent convertir leurs monnaies d’origine en euros dans les bureaux de change (ouverts tous les jours, même les jours fériés).

Les cartes de crédit le plus couramment acceptées sont la Visa et la Mastercard. Elles permettent de faire des retraits sur place aux distributeurs. Pour changer espèces et chèques de voyages, les banques sont ouvertes de 8 h 30 à 13 h 30 et de 15 h à 16 h en semaine.

Les eaux de la Sicile abritent une importante population de thons et d’espadons.
La physionomie de la région a été fortement modifiée par la main de l’homme. Le long des côtes, les oliveraies et les plantations d’amandiers voisinent avec d’immenses vergers d’agrumes cultivés en terrasse grâce au système d’irrigation mis en place par les Arabes. Dans l’arrière-pays, sec et caillouteux, dominent les champs de blé et de fèves, laissant la place ça et là aux cactus et à de maigres arbustes.

En Sicile, on trouve aussi du houx et des orchidées, des bouleaux et des palmiers, du genêt et des agaves…

Les amoureux de la nature pourront visiter la réserve naturelle du Zingaro, dans le golfe de Castellammare, à l’ouest de l’île et le parc des Madonie, entre Palerme et Cefalù. De nombreux oiseaux vivent dans la réserve de Vendicari et les parcs régionaux à travers toute l’île ne manqueront pas de vous séduire.

L’histoire de la Sicile a été influencée par de nombreux groupes ethniques. Elle a vu la Sicile parfois contrôlée par des puissances extérieures, romaine, vandale, ostrogothe, byzantine et islamique, mais connaître aussi de longues périodes d’indépendance.

Le Royaume a été fondé en 1130 par Roger II, appartenant à la famille Siculo-Normane de Hauteville. Pendant cette période, la Sicile était prospère et politiquement puissante, devenant l’un des États les plus riches de toute l’Europe. En raison de la succession dynastique, le Royaume passa alors entre les mains des Hohenstaufen. À la fin du XIIIe siècle, avec la guerre des vêpres siciliennes entre les couronnes d’Anjou et d’Aragon, l’île passa à cette dernière. Au cours des siècles suivants, le Royaume s’est uni personnellement avec les couronnes espagnoles et bourbonnes, préservant toutefois une substantielle indépendance jusqu’en 1816.

La Sicile est à la fois la plus grande région de l’État italien moderne et la plus grande île de la Méditerranée. Sa situation centrale et ses ressources naturelles lui ont permis d’être considérée comme une position stratégique cruciale en raison de son importance pour les routes commerciales méditerranéennes.

Parfois, l’île a été au cœur des grandes civilisations, parfois elle n’a été qu’un territoire colonial. Ses fortunes ont évolue au gré selon des événements hors de son contrôle, autrefois un territoire pour les immigrants, puis une terre d’émigrants.

Bien qu’elle fasse aujourd’hui partie de la République italienne, la Sicile est une région autonome d’Italie et dispose de sa propre culture.

La Sicile est le principal fournisseur mondial de soufre ; l’île produit également de grandes quantités de sel et d’asphalte. L’industrie pétrochimique est dynamique et se concentre notamment à Catane, Syracuse, Raguse et Gela. L’agriculture demeure l’activité prédominante. Principale céréale cultivée, le blé domine avec le coton l’intérieur du pays — notamment la plaine de Gela — et la côte méridionale.

Il est évident que la pêche reste l’un des piliers incontournables de l’économie sicilienne, même si la concurrence se fait de plus en plus rude. Le thon à Trapani ou l’espadon de Catane sont les productions majeures.
Malgré l’archaïsme de certaines de ses structures, elle est le fer de lance de l’activité de l’île. Dans l’ancien grenier à blé de l’Empire romain, l’agriculture représente encore 20 % du PNB et 15 % de la population active. On cultive principalement les agrumes (les célèbres citrons de Sicile), mais aussi les olives, le blé dans le centre et la vigne.
La Sicile produit 100 % du coton en Italie et 90 % des citrons, ce qui en fait le premier producteur mondial. Mais là aussi dans le domaine des agrumes, la concurrence est rude : les Etats-Unis, Israël et même l’Andalousie se modernisent avec plus d’efficacité.

Le tourisme contribue de manière importante à l’économie ; de nombreux touristes visitent les sites historiques, les cathédrales et les ruines grecques (Agrigente, Syracuse, Taormine), ainsi que les pentes des volcans.
L’industrie touristique est largement en dessous de ses capacités, bien qu’elle accueille sur son sol près de 4 millions de visiteurs chaque année. Les touristes étrangers sont majoritairement français, anglais, hollandais, japonais et américains. S’ajoutent une proportion importante de touristes italiens. Ces dernières années, l’industrie touristique sicilienne a vu l’arrivée de nouveaux touristes venus de l’Europe de l’Est (Roumanie, République tchèque…) et de la Russie. Elle emploie cinq fois moins de personnes qu’elle devrait le faire, alors que la région possède tous les avantages pour développer au maximum ce secteur : une histoire et une culture, des sites naturels incomparables, un climat magique…

La Sicile compte aujourd’hui un peu plus de 5 millions d’habitants, soit 10% de la population italienne. Pour une superficie de 25 708 km², elle a donc une densité moyenne de 200 hab/km². Depuis 50 ans, la population a faiblement progressé en Sicile, seulement 700 000 personnes environ.

On a d’ordinaire l’image d’une Sicile rurale, rustique, peuplée de villages endormis. Pourtant trois de ses villes, Palerme, Catane et Messine font partie des 12 plus importantes villes d’Italie en terme de population.

90% des siciliens sont de confession catholique, ils sont assez superstitieux et attachent beaucoup d’importance aux Saints.

La cuisine sicilienne est métissée et a subtilement intégré les apports de toutes les civilisations qu’elle a vu se succéder.
Sur les côtes, les poissons et les mollusques sont rois : sardines, thons, espadons, calamars et poupes.
A l’intérieur des terres, les produits du terroir son savoureux. Agneau, charcuterie et surtout l’aubergine dont la Sicile ne peut pas se passer. On la prépare gratinée, farcie ou en accompagnement avec les pates.
Une des spécialités de l’ile est la Caponata, une ratatouille froide.La Sicile commence aussi à produire des vins de plus en plus réputés : provenant principalement des cépages Inzolia et Catarratto. Les pentes de l’Etna produisent un vin blanc sec et un vin rouge, le Nerello Mascalese, au goût très délicat et raffiné.
Le Moscato (Muscat) de Pantelleria est un vin sucré les plus apprécies tout comme la Malvasia de l’ile de Lipari avec la liqueur « Amaro Averna » et le célèbre Limoncello.

L’art grec

On trouve en Sicile des vestiges d’architecture civile et sacrée. Bâtis dans des lieux stratégiques, ils assuraient la défense des villes et des routes principales. On en trouve de beaux exemples à Erice et à Capo Soprano, près de Gela.

De nombreuses villes siciliennes ont, quant à elles, conservé le modèle grec, organisé selon des axes nord-sud et est-ouest.

L’architecture sacrée se compose essentiellement de temples de style dorique et de théâtres. Construits en dehors des villes, ils sont souvent situés sur des sites exceptionnels. Les théâtres, édifiés dans les environs d’un temple, servaient à la célébration des fêtes dionysiaques. Surtout ne manquez pas ceux d’Agrigente, de Sélinonte et de Ségeste.
Il ne subsiste que très peu de témoignages de la peinture grecque en Sicile.

L’époque romaine

Peu de monuments datant de cette époque sont visibles. Restent l’amphithéâtre de Syracuse, dans lequel se déroulaient des combats de gladiateurs, ainsi que celui de Catane, et l’odéon de Taormina. Sans oublier, bien sûr, les sublimes mosaïques de la villa romana del Casale !

L’époque paléochrétienne

Outre quelques ruines de catacombes découvertes à proximité des villes, c’est à partir de 725 que la Sicile entre vraiment dans l’ère paléochrétienne.
De cette époque ne subsistent que quelques habitations troglodytiques, ainsi que des cube, c’est-à-dire de petites églises cubiques, qu’il est possible d’apercevoir dans la région de l’Etna, près de Noto et de Syracuse.

L’époque arabo-normande

Mis à part quelques épigraphes, peu de monuments subsistent. Mais leur style est encore bien présent, souvent repris ou accumulé.
Il est présent dans la multiplicité des dômes, des arabesques, et dans la manière d’assembler les différents matériaux, de leur donner à la fois légèreté, couleur et symétrie. Sans compter leur penchant pour l’harmonie du parcours de l’eau mais aussi pour les jardins, leur savoir-faire en matière de cuisine sucrée ainsi que leur science de l’irrigation, une somme de compétences qui allait marquer la Sicile en profondeur…
Durant leur présence sur l’île, les Arabes la transforment radicalement d’ailleurs : Syracuse cède sa place de capitale à Palerme.
En voulant rivaliser avec Byzance, la Sicile se mue en un grand chantier. De nombreuses églises et cathédrales sont édifiées par des moines architectes qui, dans un savant mélange d’influences romane, byzantine et arabe, érigent de magnifiques chefs-d’œuvre.

Le baroque

L’appartenance de l’île à la couronne d’Espagne au XVIIe siècle est le facteur déterminant du développement de ce nouvel art au service de la foi. Développement fulgurant car la Sicile possède la pierre et le marbre nécessaires pour la construction, et des influences arabes et byzantines pour magnifier toutes les créations.
Le séisme de 1693, qui détruit une bonne partie des édifices de Sicile du Centre et de l’Ouest, oblige les autorités à repenser entièrement l’urbanisme des villes.

Le mouvement et la contorsion semblent être les éléments communs à tous les artistes. Tout devient jeux de perspective, présentation théâtrale ; le foisonnement du décor va jusqu’à l’extrême.